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REGISTRES DU BUREAU
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[i65a]
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LXV. — Lettres du Roy.
a4 octobre i55a. (A fol. i3 r°; B fol. 32 v°.)
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Ce jour ont esté receues lettres du Roy, dont la teneur ensuit :
2 3 octobre. De par le Roy.
"Trés chers et bien amez, vostre lettre du xx" de ce moys'1' nous a grandement contantez, ayant sceu par icelle et ce que nous escript nostre trés cher et trés amé cousin le Cardinal de Bourbon, le devoir en quoy vous vous estes mis de tenir un bon nombre prestz pour le secours de noz villes de Compiegne et Senlys : sy le besoing s'en fut offert, monstrant par là de plus en plus combien est grande vostre affection et fidellité envers nous et le bien de nostre Royaulme, et aussy avoir entendu comme toutes choses sont passées par delà en grande transquilité etsansbruyt: ce qui nous a autant pleu que service que nous eussiez sceu faire, et non moins avons nous eu de plaisir de congnoistre par cela la fermette et asseurance que vous avez prise de nostre bonne protection et de
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la volunté en laquelle nous sommes de vous conserver et deffendre comme nostre propre personne, à quoy vous ne trouverez jamais faulte, non plus que sommes asseurez de vous trouver tousjours telz que vous nous avez esté par le passé.
"Quant aux nouvelles des ennemys, vous sçaurez de nostred, cousin comme ilz se sont retirez du tout'2', et le demourant de ce que nous vous pourrions rescripre : dont nous nous remettons sur lui, que nous vous pryons croire comme vous feriez nous, mesmes.
"Donné à Reyms, le xxmc jour d'Octobre mil
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v" lu. n
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Signé : HENRY.
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De L'Aubespine.
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Et à la subscription :
A nos trés chers et bien amez, les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
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LXVI. — Coppie des lettres envoyées par le Roy À Monseigneur le [reverandissime] Cardinal de Rourbon.
24 octobre i552.' (A fol. i3 r°; B fol. 34 r°) W.
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23 oclobre.
"Mon Cousin, j'ay cc jourd'uy receu des lettres de vous des xx et xxie de ce moys; et par la premiere entendu l'ordre que vous avez donné à faire tenir gens prestz pour envoyer scecourir Compiegne et Senlis, qui m'a esté trés grant plaisir, ayant par là congnu de plus en plus la grande ct singuliere afection de ceulx de ma ville de Paris et vostre sage et prudente dextérité à les manyer et disposer aux choses qui sont titilles à mon Royaulme et bien de mon service, dont je ne puis demourer que merveilleusement contant et satisfaict.
" Vous advisant quc les ennemys ont esté tant travaillez et discommodez depuis leur partement de Noyon, tant pour lo bon ordre que j'ay faict donner à les tenir de près que pour les vivres que j'ay faict oster et moullins que je leur ay faict rompre sur leurs
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passages, qui se sont retirez en la plus grande haste et confusion qu'ila esté possible et avecques encores plus grande fain pour la faulte de pain qu'ilz ont eue, ct hier repassèrent l'eaue de Somme à Bray, non sans perte de beaucoup de leurs gens ct de la plus grande partie de leur bagage qui y sont demourez.
"Au moyen de quoy il n'est plus dc besoing que ceulx de la ville de Paris se mettent en aucune peyne ne despence pour tenir aucun secours prest, puisque l'affaire est ainsi passé'4'; mais je desire bien, mon Cousin, oultre ce que je leur escriptz, que vous les mertiez de ma part de Ieur bonne volunté et de la grande demonstration qu'ilz ont faicte de leur entiere et parfaicte affection et fidellité en mon endroict, dont, il ue sera jamais que je n'aye trés bonne souvenance.
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"' Article ci-dessus LI.
(2' Pour le détail de ce point, voir à l'article suivant.
'3' Au Registre B, ces lettres suivent immédiatement celles du Connétable, transcrites en l'art. LXIII ci-dessus.
O Sur ce point, voir la note i de la page 41.
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